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Soutenance Ndeye Marame NGOM

Avis de soutenance de thèse de doctorat

Ndeye Marame NGOM

Spécialité : Dynamiques, Ressources et Environnement des Bassins Sédimentaires
Soutiendra publiquement ses travaux de thèse intitulés :

APPORT DE LA TELEDETECTION AU SUIVI DE L’EXPLOITATION ARTISANALE DE L’OR (ORPAILLAGE) EN AFRIQUE DE L’OUEST

Le lundi 21 Mars 2022
9H à l’AUF, Dakar (Auditorium Léopold Sédar Senghor et par Visio-conférence)

Devant le jury composé de :
Papa Moussa NDIAYE, Université Cheikh Anta Diop, Sénégal, Président
Fatou Diop NGOM, Université Cheikh Anta Diop, Sénégal, Rapporteur
Laurent GAGNOL, Université d’Artois, France, Rapporteur
David BARATOUX, IRD/GET/UFHB, Co-Directeur de thèse
El Hadji SOW, Université Cheikh Anta Diop, Sénégal, Directeur de thèse
Lenka BARATOUX, IRD/GET/UFHB, Examinatrice
Nadine DESSAY, UMR ESPACE DEV, Examinatrice
Rokhaya Samba DIENE, Ministère des Mines, Sénégal, Invitée

Résumé

Le développement récent de l’orpaillage en Afrique de l’Ouest constitue une menace sérieuse pour l’environnement, la santé des populations et la société en raison de la déforestation, de la dégradation des sols, de la pollution de l’eau par le mercure, les cyanures et les acides, des problèmes sociaux (travail des enfants, dégradation de mœurs, insécurité, conflits etc.). Les défis actuels de certains gouvernements comme celui de la Côte d’Ivoire et celui du Sénégal sont de promouvoir une activité minière légale à petite échelle avec les meilleures pratiques, de recadrer, règlementer et surveiller l’expansion illégale des sites miniers.

Cette thèse a pour objet d’explorer l’apport de la télédétection pour le suivi des activités d’orpaillage au Sénégal et en Côte d’Ivoire. L’objectif scientifique est donc d’explorer les signatures optiques à partir de séries temporelles de données multi-spectrales Sentinel 2, et de développer, à partir de cette connaissance des outils de cartographie semi-automatique des sites d’orpaillage. La finalité de cette thèse est de proposer des outils (applications Web, algorithmes de détection automatique de site d’orpaillage) aux ministères concernés pour le suivi de l’orpaillage.

Une approche basée sur l’intelligence artificielle couplée aux données de terrain a été développée sur Google Earth Engine. L’algorithme permet de détecter, d’identifier les sites d’orpaillage et d’analyser leur expansion dans le temps. Une validation des résultats par les données de terrains permet d’affirmer la contribution importante de l’imagerie satellitaire dans la surveillance de l’orpaillage dans ces deux pays. Du point de vue opérationnel, les résultats sont déployés sous forme d’applications web qui pourraient être des outils d’aide à la décision pour les gouvernements ouest africains.

En ce qui concerne les problèmes actuels de la réglementation de l’orpaillage au Sénégal et en Côte d’Ivoire, cette thèse fournit une solution pour construire une connaissance objective concernant le développement passé et récent autour des sites miniers artisanaux légaux et illégaux. Enfin, cette étude pourrait stimuler le développement d’approches similaires et rentables dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest confrontés aux mêmes défis pour le suivi et la réglementation des activités d’exploitation artisanale de l’or.

Mots clés : orpaillage, télédétection, Sentinel 2, Google Earth Engine, Sénégal, Côte d’Ivoire.

SEMINAIRES DU LMI MINERWA Vendredi 04/03/2022 9h-10h

Vendredi 4 Mars 2022 – 9h
Au CURAT et En visio-conférence (enregistrée)

https://zoom.us/j/97278321476?pwd=YldTeHJHYjdoaGIwV0NKamREcFh1QT09

« Une économie agricole face au développement de l’exploitation aurifère
dans le Nord du Pays Senoufou en Côte d’Ivoire »

M. Foungotrigué Drissa SORHO (Doctorant)

Université Peleforo Gon Coulibaly Khorogo (UPGC)

Ce séminaire consistera à présenter un projet de thèse autour du sujet intitulé « Une économie agricole face au développement de l’exploitation aurifère dans le Nord du pays Senoufo en Côte d’Ivoire » Au sortir de la crise économique qui a secoué le pays dans les années 1980, le système économique ivoirien étroitement lié à l’activité agricole et donc à la merci des aléas du marché international a été repensé. Les politiques ont décidé de faire du secteur minier l’une des dimensions de la diversification économique à promouvoir. Après un peu plus d’une décennie de léthargie liée à la crise politique qu’a connu le pays entre 1999 et 2010, le secteur minier est rentré dans une dynamique de développement. Depuis 2011, ce sont 20 permis d’exploitation qui ont été délivrés par le ministère des mines et de la géologie contre 3 antérieurement. La mine d’or de Tongon, entrée en production en 2011 est l’une des plus importantes du pays avec sa production de 7 tonnes par an. Si, à l’image des grands projets miniers en Afrique subsaharienne, elle a suscité de nombreux espoir au niveau des populations de sa zone d’implantation quant à l’amélioration de leurs conditions de vie, elle a aussi occasionné le développement de l’orpaillage. Pourtant, elle est située dans le pays Senoufo qui est une zone présentée comme le grenier de la Côte d’Ivoire où l’activité économique majeure demeure l’agriculture. Ces deux activités étant connues pour se disputer la terre, les étendues d’eaux et la main d’œuvre, la question que l’on se pose est de savoir comment l’exploitation aurifère à travers les formes d’exploitation industrielle et artisanale influe sur le système économique agricole dans cette zone du pays ? A quelles échelles ses effets se font-ils sentir ? Dans cette présentation, il sera décliné le contexte et l’intérêt du sujet, l’état de l’art sur la question, les principales interrogations, les objectifs et les hypothèses.

SEMINAIRES DU LMI MINERWA Lundi 6/12/2021 9h

Lundi 6/12/2021 – 9h UTC
En visio-conférence (enregistrée)

« Nouveaux apports de la géochronologie des surfaces d’altérations tropicales, vers une meilleure compréhension de la dynamique minéralogique et géochimique des régolithes latéritiques ? »

Dr. Maximilien MATHIAN – Université de Nouvelle Calédonie
Suivi d’un échange pour collaboration éventuelle avec les chercheurs du LMI MINERWA

Plateau du Karnataka (Inde), Mananthavady – Credit: Jean Riotte, Jean-Jacques Braun

Les régolithes tropicaux, aussi appelés latérites, couvrent 1/3 des surfaces continentales émergées (Nahon, 2003). Ces objets géologiques sont aussi bien caractérisés par leur importante épaisseur, pouvant parfois atteindre plusieurs centaines de mètres, et par leur minéralogie dominée par les kaolinites et les oxydes et oxyhydroxydes de fer et d’aluminium. Dans un contexte mondial où la transition énergétique annoncée va nécessiter un accroissement de la production en ressources critiques (ex : aluminium, terres rares…), et donc la découverte de nouveaux gisements, ces objets géologiques sont un élément d’étude clé pour la géologie minière au sein la zone intertropicale. Ils peuvent en effet agir comme un frein à l’exploration, de par leur épaisseur (Mathian et al., 2018), ou être un indice de la présence de gisements en profondeur, de par leur minéralogie et/ou leur géochimie (Anand, 2001), ou bien peuvent parfois aussi constituer des gisements supergènes de métaux critiques (Chassé et al., 2019). Toutefois, les régolithes tropicaux ont aussi un intérêt majeur pour la reconstitution de l’évolution des surfaces continentales. En effet, l’étude géochronologique des niveaux indurés de ces régolithes, les cuirasses et bauxites, a pu démontrer que ces derniers étaient à même de contenir plusieurs générations distinctes de minéraux secondaires (Retallack, 2010). Certains auteurs proposent que ces dernières soient reliées à des évènements paléoclimatiques particuliers (pic de précipitations, pic de CO2 atmosphériques, …), dont l’impact aurait pu être enregistré au sein de la minéralogie des latérites. Si ce type d’observation commence à être de mieux en mieux contraint à l’aide d’outils comme la datation Ar40/Ar39 des oxydes de manganèse (Vasceconcelos et al., 1999) ou la datation (U-Th)/He des oxydes de fer (Shuster et al., 2005), ces méthodes ne peuvent toutefois pas être utilisées sur les niveaux non indurés des latérites, dont la minéralogie est dominée par des minéraux de petit taille finement divisés.

Après avoir brièvement rappelé son parcours de jeune chercheur, Maximilien Mathian détaillera ici les principes d’une méthode de datation innovante, et relativement récente, applicables aux horizons non-indurées des régolithes tropicaux : la datation par résonance paramagnétique électronique (RPE) des phyllosilicates (Balan et al., 2005). Il présentera ensuite quelques-uns des résultats principaux de sa thèse. Il détaillera notamment des résultats indiquant le lien entre la cristallisation de différentes générations de kaolinites d’un profil latéritique du sud-ouest de l’Inde et l’évolution de la mousson sur ce sous-continent. Il présentera ensuite, les caractéristiques des deux grands types de latérites in situ (actuels et anciens) mis en évidence par l’utilisation de cet outil géochronologique dans le Nord-Est du bassin Amazonien, avant de montrer le lien potentiel entre l’enrichissement de certains profils latéritiques en métaux critiques et leur dynamique minéralogique. Ce séminaire se conclura ensuite sur une discussion autour de quelques questions scientifiques, liant la géochronologie des régolithes tropicaux et les problématiques minières dans la zone intertropicale, en proposant quelques exemples d’approches combinant des outils minéralogiques et géochronologiques avec des études à plus grande échelle du paysage voir même utilisant des outils de télédétection.

Références :

Anand, R.R., (2001) Evolution, classification and use of ferruginous regolith materials in exploration, Yilgarn Craton. Geochemistry: Exploration, Environment Analysis 1, 221-236.
Balan, E., Fritsch, E., Allard, T. & Calas, G. (2005) Formation and evolution of lateritic profiles in the middle Amazon basin: Insights from radiation-induced defects in kaolinite. Geochimia and Cosmochimia Acta 69 (9), 2193-2204.
Chassé, M., Griffin, W.L., O’Reilly, S.Y., Calas, G. (2019) Australian Laterites Reveal Mechanisms Governing Scandium Dynamics in the Critical Zone. Geochimica et Cosmochimica Acta 260, 292-310.
Mathian, M., Hebert, B., Baron, F., Petit, S., Lescuyer, J.L., Furic, R., Beaufort, D. (2018) Identifying the phyllosilicate minerals of hypogene ore deposits in lateritic saprolites using the near-IR spectroscopy second derivative methodology. Journal of Geochemical Exploration 186, 298–314.
Nahon, D. (2003) Altérations dans la zone tropicale. Signification à travers les mécanismes anciens et/ou encore actuels. Comptes Rendus Géosciences 335, 1109-1119.
Retallack, G.J. (2010) Lateritization and Bauxitization Events. Economic Geology 105, 655-667.
Shuster, D.L., Vasconcelos, P.M., Heim, J.A., Farley, K.A. (2005) Weatehring geochronology by (U-Th)/He dating of goethite. Geochimica et Cosmochimica Acta 69, 659-673.
Vasconcelos, P.M. (1999) K-Ar AND 40Ar/39Ar Geochronology of weathering processes. Annual Review of Earth and Planetary Science 27, 183-229.

Ndeye Marame NGOM (UCAD) reçoit le premier prix du du Hackthon MIN’OVATION SIM 2021

Marame NGOM, Doctorante de l’Université Cheikh Anta Diop a reçu mardi 2 Novembre 2021 le premier prix du Hackthon Min’Ovation organisé par le Ministère des Mines au Salon International des Mines de Dakar.

Ce prix vient récompenser son travail dans le domaine de l’intelligence artificielle et de la télédétection pour le suivi et la régulation de l’activité minière artisanale, de ses impacts environnementaux, au Sénégal, et plus largement en Afrique de l’Ouest.

Ndeye Marame NGOM (UCAD) recevant le 1er prix des mains de Son Excellence Macky SALL, Président de la République du Sénégal

Marame NGOM a bénéficié de l’encadrement et de la collaboration d’une équipe de chercheurs composée de Modou MBAYE (UCAD/IST), David BARATOUX (IRD), Lenka BARATOUX (IRD), Gayane FAYE (UCAD/IST), Eric DELAITRE (IRD) (IRD), Nadine DESSAY (IRD) et El Hadji SOW (UCAD), et d’un soutien financier de l’IRD (LMI MINERWA), de l’ambassade de France au Sénégal, du ministère de la Recherche, de l’Enseignement Supérieure et de l’Innovation du Sénégal et de l’Organization for Women in Science for the Developing World.

Ses premiers travaux ont été publiés dans le journal GeoHealth de l’American Geophysical Union.

SEMINAIRES DU LMI MINERWA – 12 Juillet Mai 9h – 10h – EN VISIOCONFERENCE

Lundi 12 Juillet 9h – 10h UTC
En visio-conférence

https://zoom.us/j/91429019667?pwd=K1RXTUR4bVpWUVlCRS8wejc0ZHV6dz09

« Political ecology et dynamique environnementale des territoires abritant les sites d’orpaillage »

Dr. Edith SAWADOGO*

*UMR PRODIG

L’exploitation des ressources minérales a pris de l’ampleur ces 15 dernières années en Afrique Subsaharienne. Les conséquences entrainées par ces exploitations sur l’environnement ont fait l’objet de plusieurs études qui incriminent les petits exploitants artisanaux qui évoluent généralement dans l’informalité. Dans le secteur minier aurifère, les techniques d’extraction utilisés par de milliers d’artisans sont remises en cause par les acteurs dominants (gouvernants, multinationales…). Cependant, il existe des causes à différentes échelles qui pourraient contribuer aux résultats environnementaux. Comment cerner les paramètres aussi bien sociaux que politiques des changements environnementaux en lien avec le secteur minier ? Cette communication a pour but de montrer la contribution de l’approche Political ecology à l’étude des chaines causales des résultats environnementaux dans les territoires abritant les sites d’orpaillage.

SEMINAIRES DU LMI MINERWA – 25 Mai 9h – 10h30 – CURAT et EN VISIOCONFERENCE

Mardi 25 Mai 9h – 10h30 UTC
En présentiel au Centre Universitaire de Recherche et d’Application en Télédétection
CURAT (UFHB, Abidjan), et en visio-conférence

https://zoom.us/j/94542027750?pwd=cVo4VUNlV3lKNmt6Nisra24vY29Hdz09

1ère partie
KOBLAN Armel Kouadio
Doctorant au Laboratoire des Sciences du Sol de l’Eau et des Géomatériaux (SSEG) à l’UFR des Sciences de la Terre et des Ressources Minières (STRM) de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody – Côte d’Ivoire.

« Evaluation du risque de pollution de la ressource en eau de la région de Kokumbo (Centre de la Côte d’Ivoire) par le mercure provenant de l’orpaillage : approche géophysique et modélisation hydrodynamique »

La Côte d’Ivoire bénéficie de ressources minières, notamment aurifères. La pratique de l’orpaillage (exploitation artisanale de l’or) est en plein essor dans de nombreuses régions de la Côte d’Ivoire, dont la Sous-préfecture de Kokumbo. Cette activité se pratique illégalement et entraîne des perturbations considérables sur les composantes du milieu naturel. Elle exerce une forte pression sur les masses d’eaux, avec pour conséquence la dégradation de la qualité de l’eau. La problématique des éléments traces métalliques et des composés toxiques tels que le mercure et cyanure (utilisés dans le traitement artisanal du minerai) dans les sources d’approvisionnement en eau potable demeure une préoccupation majeure. L’abandon et les rejets sur le sol et dans l’eau de déchets solides et liquides d’orpaillage vecteurs d’un grand nombre de micropolluants constituent une menace permanente de pollution des sources d’approvisionnement en eau via le processus de ruissellement et d’infiltration. C’est le cas à Kokumbo où des études récentes de Diarra (2018) et Yapo (2018) ont montré la présence d’éléments traces métalliques dans les eaux de surface, notamment dans le fleuve Bandama utilisé pour l’approvisionnement en eau de la Sous-préfecture de Kokumbo. Cependant, les travaux d’impact de l’orpaillage sur la qualité de l’eau à Kokumbo et en général dans le monde ont porté sur les eaux superficielles. Or les eaux de surface ne sont pas les seules masses d’eau susceptibles d’être contaminées. Les eaux souterraines subissent d’énormes pressions. Il convient alors d’étudier la possibilité et la probabilité d’occurrence de pollution de toutes les masses d’eaux en vue des conséquences qu’elle peut engendrer afin de prendre des décisions. Dans un contexte de changement climatique, il convient de trouver des solutions durables à la protection des ressources en eau. L’objectif général de cette étude est d’évaluer les risques de contamination des nappes liés à l’orpaillage à partir de la compréhension de la recharge des aquifères via les chemins d’écoulements préférentiels pour prévenir la pollution des aquifères sur un site orpaillé en vue d’un développement durable. Les objectifs spécifiques qui se dégagent de l’objectif général sont :1) Déterminer la qualité des ressources en eau de Kokumbo : 2) Déterminer les chemins préférentiels naturels dans le sous-sol qui pourraient créer des voies de transfert des sources de pollution vers la nappe ; 3) Modéliser l’écoulement et le transfert de mercure dans le cadre d’une analyse prévisionnelle de l’incidence des sites d’orpaillage ; 4) Élaborer différents scénarii de restauration (décontamination, reboisement) du site choisi.

Direction : KOUAME Kan Jean : Maitre de conférences, Enseignant chercheur à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody – Côte d’Ivoire et Directeur du Centre Universitaire de Recherche et d’Application en Télédétection (CURAT), contact : (+225) 77378079 ; email : jeankkan@yahoo.fr

2ème partie
WAKPO Mahougnon Jennifer
Doctorante au CURAT/ Université Félix Houphouët Boigny.

« Impact de l’orpaillage clandestin sur le couvert végétal dans la sous-préfecture de Worofla (nord-ouest de la côte d’ivoire) : cas des villages de Kouego, Tiéma et Gbinmana »

La zone, Sous-Préfecture de Worofla, appartient à la région du Worodougou. Elle est située au Nord-ouest de la Côte d’Ivoire avec une superficie de 11 427 km2 et une population de 44821 habitants.

La région du Worodougou est reconnue pour la richesse de son sous-sol en or, en diamant et autres minerais tels que le marbre. Sa population est aussi réputée pour la culture et la vente de l’anacarde. Cependant l’activité minière clandestine, de plus en plus rentable, prend de l’ampleur depuis une dizaine d’années dans la zone.

Par ailleurs, les activités minières jouent un rôle important dans l’économie de la Côte d’Ivoire. Pourtant, l’exploitation clandestine de l’or qui ne respecte aucune norme environnementale est en plein essor dans le pays. L’objectif visé par cette étude est d’améliorer les connaissances des impacts de l’orpaillage clandestin sur le cadre de vie des populations de Worofla par la mise à disposition d’informations sur la dynamique du couvert végétal.

Pour atteindre cet objectif, une analyse spatio-temporelle des données satellitaires à très hautes résolutions (RapidEye et PSScene4bands) de 2010, 2015 et 2020 a été réalisée et l’approche de la classification supervisée par minimum de distance à partir des compositions colorées a été retenue en vue de la bonne discrimination des classes. Une mission de terrain a été effectuée en vue de la validation des cartes obtenues après traitement et une pré-enquête auprès des Autorités Administratives et Coutumières a été réalisée pour mieux cerner les impacts de cette activité sur l’environnement. L’application de cette méthodologie nous a permis d’obtenir d’excellents résultats.

Dans le but d’étendre cette étude et de mieux cerner les contours de cette activité dans la Sous-Préfecture de Worofla, des travaux de thèse seront réalisés. Ils porteront essentiellement sur une enquête socioéconomique, des analyses physicochimiques des sols et des eaux des zones d’orpaillage de même que l’extension des dates des images satellitaires pour une meilleure observation de la dynamique du couvert végétal.

Encadrants : Dr DIBI N’Da Hyppolite et Dr KOUAME Kan Jean ; Enseignants chercheurs au CURAT/ Université Félix Houphouët Boigny.

Marame NGOM aux Journées Thematique du PNTS – Les missions Sentinel

Le travail de thèse de doctorat de Marame NGOM sur le suivi de l’activité minière artisanale par télédétection au Sénégal et en Côte d’Ivoire a été présentée aux journées thématique du PNTS (Programme National de Télédétection Spatial) « Les missions Sentinel » le 1er Avril dernier.

Marame NGOM a présenté ses résultats obtenus avec Google Earth Engine lors d’une présentation orale enregistrée.
La vidéo de la présentation est consultable ci-dessous

Avis de soutenance de these – Edith Sawago

Edith SAWADOGO a le plaisir de vous annoncer la soutenance de sa thèse de doctorat en géographie intitulée

Discours, pratiques et dynamiques environnementales autour de l’orpaillage
dans la commune de Kampti (Sud-ouest du Burkina Faso)

Ce thèse de doctorat a été préparée en cotutelle sous la direction de :
Dapola Évariste Constant DA, Professeur de géographie, Université Joseph Ki-Zerbo, Ouagadougou, Burkina Faso
et Géraud MAGRIN, Professeur de géographie, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, France

La soutenance aura lieu le jeudi 18 mars, à 9 heures UTC en visioconférence.
Contacter Edith SAWAGO (editsawadogo@yahoo.fr) pour obtenir le lien visioconférence

Le jury sera composé de :

François de Charles OUÉDRAOGO, Professeur de géographie, Université de Joseph Ki-Zerbo, Ouagadougou, Burkina Faso, Président ;

Denis GAUTIER, Chercheur HDR en géographie au Cirad, France, Rapporteur ;

Pawendkisgou Isidore YANOGO, Maître de conférences (CAMES) en géographie, Université Norbert Zongo, Koudougou, Burkina Faso, Rapporteur ;

Bénédicte THIBAUD, Professeure de géographie, Université Bordeaux Montaigne, France, Examinatrice ;

Dapola Évariste Constant DA, Professeur de géographie, Université Joseph Ki-Zerbo, Ouagadougou, Burkina Faso, Directeur de thèse ;        

Géraud MAGRIN, Professeur de géographie, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, France, Directeur de thèse.

Résumé de la thèse :

Depuis la renaissance de l’orpaillage au début des années 2000 au Burkina Faso, le nombre de sites clandestins ne cesse d’augmenter malgré les tentatives de formalisation entamées par le gouvernement. À la date du 31 décembre 2019, le nombre de sites d’orpaillage légaux était de 36 sur plusieurs centaines. L’illégalité qui caractérise ce sous-secteur des mines favorise le développement de discours tenus par des acteurs politiques et les médias stigmatisant les artisans miniers. Selon plusieurs rapports, l’extraction artisanale de l’or, à travers les techniques non adaptées, est à l’origine de la dégradation de l’environnement.

Cette thèse a pour objet de démontrer, à partir de l’exemple de la commune de Kampti (Sud-Ouest du Burkina Faso), qu’au-delà de ces techniques d’extraction et de traitement de l’or, d’autres facteurs politiques et sociaux sont à l’origine des dégradations environnementales observées. En se basant sur l’approche de la Political Ecology, ce travail s’inscrit dans la recherche de liens analytiques entre les relations de pouvoir, les institutions, la règlementation environnementale et les dynamiques écologiques (Peet et Watts, 2002).

La méthodologie adoptée associe une recherche documentaire et des enquêtes de terrain réalisées entre 2017 et 2019. Des images Landsat de 2001, 2011 et 2018 d’une résolution de 30m ont été étudiées pour connaître l’évolution spatiale et temporelle du couvert végétal à l’échelle de la commune de Kampti. L’analyse de ces images a été accompagnée de transects le long desquels les types de couvertures végétales, le type d’activités et les techniques d’extraction de l’or ont été observés. Des entretiens individuels et collectifs ont été réalisés auprès de 298 personnes. Les discours des acteurs ont été collectés à partir de ces entretiens et d’articles de journaux. Les principaux textes internationaux (Conventions) et nationaux (codes miniers et de l’environnement) organisant la régulation environnementale de l’exploitation de l’or ont été étudiés.

Il ressort de ces entretiens que dans la commune de Kampti, le couvert végétal recule au profit des activités humaines telles que l’agriculture, le commerce de bois et l’orpaillage. Les politiques internationales et nationales de protection de l’environnement présentent des limites en matière d’exploitation minière artisanale de l’or ainsi que des insuffisances dans leur application à l’échelle locale. Les problèmes d’application sont exploités par différents acteurs (administratifs, municipaux, chefs coutumiers, orpailleurs) dans le but d’accéder à la plus grande part possible de la rente minière artisanale. Il en découle des relations de pouvoir asymétriques autour de la régulation environnementale de l’orpaillage, favorables à une exploitation anarchique de l’environnement, donc à sa dégradation. Ce ne sont pas tant les seules techniques d’exploitation d’orpailleurs pauvres qui en sont la cause que les dysfonctionnements de la régulation, qui sont d’ordre politique.

Mots clés : Burkina Faso, Kampti, dynamique environnementale, orpaillage, Political ecology, normes pratiques.

Interview de Marame NGOME (UCAD) – The Meridian Exploration

Cet interview à « The Meridian Exploration » retrace quelques faits marquant de la thèse de Marame NGOM (UCAD) qui a pour objectif de développer des méthodologies d’observation et de cartographie des sites d’orpaillage en Afrique de l’Ouest. Ces méthodologie reposent sur l’accès aux données satellite, le « cloud computing » et l’intelligence artificielle.
Ce travail de recherche est effectué au Laboratoire de Télédétection Appliquée de l’Université Cheikh Anta Diop (Gayane FAYE) en collaboration avec le département de géologie (El Hadj SOW), l’IRD (David BARATOUX, Lenka BARATOUX), l’Université Félix Houphouët-Boigny (Kouassi AHOUSSI, Jean Kan KOUAME),et l’INP-HB (Alphonse YAO, Paul Tiémoko TONGA).

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